Loisirs

A la découverte d’Abel Tasman Park!

Ce lieu de paradis porte le nom de l’explorateur qui l’a découvert en 1642 lors de la première expédition européenne débarquant en Nouvelle Zélande.

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En 1827, c’est au tour des français de débarquer parce que la course à la colonisation bat son plein mais ils ne s’y installèrent pas trouvant les maoris de la tribu locale un peu trop agressifs à leur goût. Honnêtement les maoris ont eu bien raison et auraient d’ailleurs dû être un peu plus persévérant quand on sait que la véritable colonisation du pays commença en 1855 par la couronne d’Angleterre. L’éternelle guéguerre de qui aura le plus de terres dans le monde (c’est moi où c’est toujours pareil maintenant mais en version politique ?)

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Enfin bref, j’étais encore en France que j’avais déjà vu des photos de ce magnifique endroit qu’est le Abel Tasman Park (le plus petit parc national de Nouvelle Zélande) et sachant que Nelson est à 1h30 et que mon weekend à Marahau ne m’a clairement pas suffit je me suis dit qu’il était grand temps que j’y fasse un petit tour « just by myself ».

Bon just une journée hein, histoire de pouvoir faire ma feignasse le dimanche et préparer la semaine à venir. Il s’agirait de ne pas commencer la semaine en étant crevée et bourrée de courbatures. On compte sur moi pour que la maison tourne ici 😉

Comme toutes les destinations plus ou moins touristiques, il y a pléthore de compagnies qui propose la même prestation. Là ce qui m’intéressait concernait les journées bateau + rando afin d’en voir un max tout en étant tranquillou. Pour ce genre d’excursion j’hésitais entre 3 compagnies toutes plus ou moins au même prix (entre 65 et 76$NZ la journée) pour exactement la même prestation. En toute logique j’aurai dû prendre la moins cher mais ! Et ce mais est très important ! Comme je ne conduisais que depuis une semaine, que le vide et moi-même ne sommes pas en très bon terme et vu les ravins de fous malades qu’il y a sur la route, je me suis dit que si il y avait une solution pour que je n’ai pas à prendre le volant ça valait peut être le coup de payer un supplément. La seule compagnie proposant une navette depuis le centre de Nelson c’était celle dont la journée découverte était la plus cher (76$NZ) mais pas de supplément à payer donc le choix à été vite fait : voyager safe et juste profiter c’est le parfait combo.

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Je suis donc partie seule samedi 24 février 2017, et j’ai rencontrée sur le trajet une jeune allemande de 18 ans et une américaine de 30 ans toutes deux hyper gentilles. Nous avons discuté un peu de tout et n’importe quoi mais surtout des études et ce qu’on espère de l’avenir. N’ayant pas opté pour le même itinéraire de marche, nous nous somme séparées lorsque le bateau a accosté et nous ne nous sommes retrouvées que pour le voyage de retour.

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La matinée sur le bateau ne fut pas des plus belles, nuage et petit vent frisquet au programme mais bon une serviette de plage sur les épaules en guise de gilet et roulez jeunesse !

Dans cette région, selon la période, on peut y observer des dauphins ainsi que quelques colonies d’otaries (va falloir qu’on m’explique un jour pourquoi c’est le même mot anglais pour phoques et otarie, les deux espèces n’ont absolument rien à voir !). Les premiers n’ont pas montré leur nez par contre nous avons eux la chance de pouvoir voir quelques otaries végéter tranquillement sur des rochers.

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Apple Split rock: énorme rocher brisé en deux (on ne sait visiblement pas trop pourquoi ni comment), une des attractions naturelles très prisée du coin.
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Et ça végète, et ça végète!!!

Le plus impressionnant pour moi lors de cette balade en bateau a été la vision d’une multitude d’arbres gris perçant la luxuriance verte environnante. Il faut savoir que ce sont des pins canadiens importés sur le territoire lorsque personne n’en avait encore à foutre de l’environnement et de l’écologie et ce, bien avant la création du parc national (oui je suis vulgaire mais c’était un peu ça). Il s’est avéré que cette espèce était une espèce envahissante et qu’elle menace chaque jour la flore néo-zélandaise unique au monde. C’est pourquoi le gouvernement s’est mis en tête de les exterminer autant que possible en les empoisonnant, comme ils font pour les rats et les opossums d’ailleurs.

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Les pins morts parmi la végétation luxuriante

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Je suis descendue du bateau sur les coups de midi pour entamer ma rando de 7km. N’ayant pas énormément petit-déjeuné le matin, j’ai pensé que grignoter un peu sur la plage avant de commencer à marcher serait une bonne idée : que nenni ! Je me suis faite salement attaquée par deux mouettes qui en voulait à mes sandwichs ! Evidemment elles n’en avaient qu’après moi donc j’ai tout remballé et, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, j’ai commencé à marcher.

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On grimpe méchamment les 200 premiers mètres et ensuite on suit un chemin qui longe le flan de la montagne durant quasi toute la marche. Le paysage qu’on voit à travers la « jungle » est tout simplement à couper le souffle ! Tout autour de soi est vert et on a vue sur la mer de l’autre coté. Si le paradis existe, il doit y avoir au moins un endroit qui ressemble à ça ! Pour tout vous dire, j’étais tellement époustouflée que le vertige ne m’a pas prise de panique ! J’étais pas toujours ultra rassurée mais en soit on se sens tellement en sécurité qu’on profite juste.

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Si j’avais peur de marcher seule en forêt en France, ici ça n’a rien à voir. C’était presque rassurant. L’ambiance est tellement calme et sereine qu’on ne se sent pas seule du tout. Régulièrement on croise des gens, chacun se dit bonjour (un peu relou quand s’est trop régulier). Lorsque j’ai voulu faire une pause pour enfin manger j’ai rencontré un adorable couple de retraités (environ 70 ans) venant de Hollande. Nous avons déjeuné ensemble et discuté un peu. Ils sont en Nouvelle Zélande pour trois mois et font comme les jeunes : ils ont loué un van/camping car et sillonnent les routes. C’était fascinant de les voir, je crois que tout le monde aimerait être comme eux à leur âge. C’était une rencontre magique. Puis j’ai repris mon chemin seule. Avoir la possibilité de m’arrêter quand je veux, écouter et admirer la nature atour de moi, c’est un vrai bonheur auquel j’ai gouté pour la première fois.

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Les 3 derniers kilomètres ont été moins cool que les précédents, pas parce que j’étais fatiguée mais parce qu’on n’avait plus la vue sur la mer et que la végétation avait légèrement changée. C’était plus aride, moins luxuriant et donc moins joli.

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Cette partie fut plus dure physiquement aussi car c’était presque que de la montée puis une fois en haut, que de la descente jusqu’à la plage.

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Mon cœur, mes poumons et surtout mes genoux m’ont menacé de multiples fois de me lâcher sur place mais, en équipe avec les différentes parties récalcitrante de mon corps (oui oui elles ont leur propre volonté), je suis arrivée à la plage en un seul morceau !

 

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Merci les copains pour le super appareil photo qui fait des panoramiques easy!

Un petit détour rapide par la « Hut » où logent ceux qui font le track complet de 3 à 5 jours, pour reprendre de l’eau et j’ai foncé dans la mer ! Quel bonheur cette eau transparente côtoyant le sable doré ! Et surtout tellement salvatrice quand pendant plusieurs heures vos chaussettes ont frotté contre vos satanées piqures de sandflies !

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Après 7km à flan de montagne, me revoilà sur la plage!
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Ce soulagement!!! Un vrai bonheur!
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Passion coquillages ❤

Etant toujours un bon gros boulet, je dois vous avouer que je me suis posée sur le mauvais coté de la plage donc j’ai dû courir jusqu’à l’autre bout pour attraper le bateau du retour. En bonne dernière j’y ai fait une entrée fracassante en débardeur, maillot de bain, tong et chaussures à la main. Cette fois mes poumons m’ont vraiment abandonnée^^

Ce fut une journée merveilleuse et, étrangement, j’ai rarement autant apprécié être seule. Je crois que c’est la marche qui me fait ça, car je suis allée dans le parc de Nelson Lake ce samedi (4 mars 2017) avec deux français pour la journée et bien honnêtement j’ai trouvé ça moins cool. On se sent obligé de discuter, avancer au rythme des autres etc et ça c’est vraiment pas mon truc, je suis ici pour me retrouver alors je ne suis pas sûre que je renouvellerai l’expérience. Au moins je sais ce que je préfère 😉

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Comme dans des chaussons qui maintiennent les chevilles! Merci au podologue de Lola pour ses conseils 😉

Je retournerai peut être à Abel Tasman l’été prochain (en effet l’automne arrive doucement mais surement ici) car ce fut un vrai coup de cœur pour moi et j’y ferai une rando plus longue.

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Une grande gamine surex devant sa première cascade^^

Et vous, mes amis, aimez-vous marcher ? Quels sont vos endroits préférés pour cela ? Quels sont vos plus beaux souvenirs de rando ? faites moi rêver 😉

Une réflexion au sujet de « A la découverte d’Abel Tasman Park! »

  1. C’est super beau et je comprends que tu veuilles y retourner – quant à la politiqueeliqe, comme tu dis rien n’a vraiment changé – les humains n’ont pas évolué – juste un changement matériel- heureusement il y a la nature et les animaux pour nous consoler, et l’espoir …..

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