Loisirs

Te Papa: Il était une fois les kiwis!

En Nouvelle-Zélande, il n’y a pas que les heures qui sont complètement décalées, mais les saisons aussi. Je vous en ai parlé dans mon précédent article. Le mois de juillet est l’équivalent de celui de février chez nous. C’était donc les vacances d’hiver.

J’ai profité des quelques jours de vacances que j’avais pour aller explorer la ville de Wellington, capitale de la Nouvelle Zélande, située sur l’île du nord. Trente-cinq minutes d’avion plus tard – oui car ici pas de tunnel sous le détroit c’est soit une traversée en bateau de 4h ou l’avion, choix pas cornélien du tout pour le coup – je foulais le pied de cette ville qui me réservait beaucoup de surprises.

Wellington est connue pour être l’une des villes les plus venteuse du monde. Ça peut atteindre les 100km/h parfois et la pluie est souvent au rendez-vous. Mais la chance était avec moi, la météo promettait du beau temps et pas un souffle de vent (chanceuse que je suis) pour le reste de la semaine sauf le premier jour.

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J’ai donc choisi de commencer mon exploration par le musée national : Te Papa, l’incontournable de la capitale. On ne peut décemment pas poser les pieds à Wellington sans y faire un tour, sous peine de vexer les kiwis que vous allez rencontrer (kiwi : fruit / oiseau sans aile et surnom des néo-zélandais blancs donné par les maoris).

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Si vous me suivez depuis un moment, vous avez deviné que j’ai un amour fou pour les musées. Avec Te Papa j’ai été comblée, on peut le dire ! Trois niveaux principaux racontant l’Histoire du pays et deux expositions temporaires en prime sur le même thème bien sûr. Je vous raconte tout ici 🙂

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La diversité et le côté ludique du musée m’ont totalement bluffée. J’ai eu la très agréable surprise de découvrir que je pouvais toucher à presque tout, comme vous je suis généralement habitué au « Don’t touch » là c’était le paradis pour les enfants comme pour les grands ! Les scénographies sont incroyables et l’univers sonore vous dépayse totalement l’espace de quelques heures. Ce musée peu traditionnel pour nous est complètement accessible à tous avec son café et ses bancs un peu partout. Il paraît que  c’est un concept qui se rapproche de celui de la Cité des Sciences à Paris mais je n’ai pas encore eu l’occasion d’y faire un tour, le côté ludique y serait tout autant mis en avant (au moins ça vous donne une idée de l’expérience). Notre pays gagnerait à étendre ce concept dans plus de musées.

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Pour la visite j’ai fait le choix de la faire dans le sens chronologique afin de voyager dans le temps dans les meilleures conditions et faciliter ma compréhension. Étant arrivée peu après l’ouverture, il y avait peu de monde, je pouvais donc déambuler à ma guise sans me sentir oppressée.

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Je découvre d’abord les détails de la faune et de la flore de la Nouvelle Zélande, puis j’en apprends plus sur l’arrivée des maoris. Ce ne sont pas des autochtones contrairement à ce qu’on peut croire, ils ont émigrés depuis une île plus ou moins légendaire de Polynésie aux environs du 8ème siècle après JC. Une immense galerie est entièrement consacrée à la culture traditionnelle maorie avec la reconstitution d’un marae – maison communautaire maorie, chaque tribu possède le sien – que j’ai pu visité après avoir retiré mes chaussures. Il y avait aussi plusieurs bateaux et là je dois vous avoué que j’ai été très émue. Vous le savez je suis une fan de l’univers Disney et les bateaux que j’avais en face de moi étaient les même que dans Vaiana (Moana pour le reste du monde) que j’ai adoré !

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La majorité des galeries sur les maoris étaient interdites aux photos, mais j’ai capturé un maximum de choses pour les partager avec vous, le reste je le conserve précieusement dans ma mémoire  🙂

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Il y a une partie sur la colonisation par les anglais, les français et les néerlandais (les blancs ou Pakeha en maori). On y découvre les diverses étapes de la cohabitation entre les anglais et les maoris avant d’enchainer sur le multiculturalisme actuel du pays.

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La troisième partie de l’exposition permanente du musée est consacrée à la géologie. Oulala ce mot rappelle les bancs de l’école et leur mauvais côté n’est-ce pas ? Et bien ce n’était pas barbant du tout, bien au contraire !

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La Nouvelle-Zélande est un pays volcanique dont l’activité sismique et géothermique est extrêmement présente. Il y a plusieurs secousses par jour sur l’ensemble du pays, mais trop faible pour qu’on les sente la plupart du temps et heureusement sinon ce serait inhabitable !

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Pour expliquer le fonctionnement de tout ça, pas de schéma ni de long textes, mais des pierres volcaniques qu’on peut toucher et sous peser. Il y a même un simulateur de tremblement de terre dans une petite maison. Je l’ai testé évidemment, vous vous en doutez bien, curieuse comme je suis. Et bien même si ce n’était pas fort, ça restait impressionnant. Moi qui n’en ai jamais vécu, c’est une sensation plutôt inédite et effrayante.

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L’exposition permanente prend fin et a rempli ma tête de culture et d’histoire, moi qui aie soif d’apprendre et de découvrir, j’ai été servie, mais par bonheur ce n’était pas fini.

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Je découvre alors la première exposition temporaire. Celle mettait à l’honneur les All Blacks, l’équipe de rugby emblématique connue notamment pour son Haka –danse traditionnelle – qui glace le sang des équipes adverses. C’est assez drôle de voir l’évolution des joueurs : ils deviennent des géants au fil des générations et leurs maillots sont de plus en plus sexy, ce qui n’est pas pour me déplaire.

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Je me tourne enfin vers la grande exposition temporaire, après ce petit break de testostérones. Je l’avais spécialement gardée pour la fin car elle retrace l’histoire de la bataille de Gallipoli durant la Première Guerre Mondiale en 1915-1916. Cette exposition fait écho au centenaire de cette terrible guerre.

Cette exposition hommage nous explique les évènements de cette bataille extrêmement meurtrière pour l’armée néo-zélandaise. Deux tiers des soldats présents y ont trouvé la mort (90% des soldats partis sur les fronts en Europe ne sont jamais revenus et les autres estropiés ou traumatisés). Tout cela est raconté à travers des portraits de personnages ayant existés : un capitaine, un artilleur, un reporter et une infirmière ce qui permettait d’être encrée dans une réalité passée, dans leur quotidien. C’est une découverte inattendue mais passionnante.

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Chaque thématique abordée était précédée d’une salle assez sombre au milieu de laquelle trônait la statue du personnage avec lequel allait être traité celle-ci. Statue absolument gigantesque : au moins trois fois la traille d’un adulte. Elles étaient toutes d’un réalisme déconcertant : poils, sueur, larmes, crasse … À croire qu’elles pouvaient prendre vie à tout moment.

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C’est en lisant le livret que j’ai appris que ces statues avaient été réalisées par Weta Workshop qui ne sont autres que les supers créateurs des accessoires de la saga du Seigneur des Anneaux. Je vous en parlerais dans un prochain article. Peter Jackson a une fascination pour la Première Guerre Mondiale, je n’étais donc pas étonnée que le studio ait participé à l’élaboration de l’exposition souvenir de la bataille.

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La suite ne pouvait être qu’impressionnante. J’ai littéralement été plongée au milieu de tranchées reconstituées. Grâce à un panneau interactif, j’ai découvert l’impact d’une balle, d’un obus ou de shrapnel sur le corps humain. Je dois avouer que j’étais carrément mal à l’aise. Mais l’Histoire du monde n’a pas que des merveilles et des réjouissances à nous offrir. Le devoir de mémoire est important pour en garder des leçons et ne surtout pas reproduire l’horreur. Les vétérans n’étant plus là pour nous raconter alors si le réalisme peut éveiller les consciences de certains, le malaise en vaut la peine.

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J’ai rarement était aussi impressionnée par la mise en scène d’une expo celle-ci se placerait directement à la première place si je devais faire un classement.

En tout je suis restée 5h dans ce voyage dans le temps géant. Un peu de shopping et j’ai foncée reposé mes jambes à l’auberge de jeunesse pour préparer ma visite des ateliers dans lesquels le Seigneurs des Anneaux a pris vie.

Et vous mes amis, quel musée vous le plus marqué et que vous voudriez me recommander (en France ou ailleurs, je suis preneuse de tout !). Ou au contraire si vous n’aimez pas ça, dites moi pourquoi  🙂

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4 réflexions au sujet de « Te Papa: Il était une fois les kiwis! »

  1. Hello miss, la Nouvelle-Zélande fait partie de mes destinations rêvées ! Je ne sais pas si j’aurais un jour l’occasion de faire ce voyage mais je suis vraiment ravie que tu aies eu cette chance ! Ce musée est absolument incroyable ! Les mannequins sont d’un réalisme, c’est fou ! C’est chouette d’y retrouver des symboles que l’on connaît et que l’on a pu découvrir via les reportages, le sport, etc. Un très bel article ! Merci pour ce voyage virtuel !

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